Sécurité
Ashwagandha : effets secondaires, contre-indications et avis de l'ANSES
L'ashwagandha est une plante active, pas un produit anodin. En avril 2024, l'ANSES a publié un avis sur les risques des compléments qui en contiennent. Voici ce qu'il faut retenir avant de commencer une cure.
- La plupart des effets indésirables signalés sont digestifs et bénins.
- Des cas rares mais graves (atteintes du foie) ont été rapportés.
- L'ANSES la déconseille aux femmes enceintes et allaitantes et aux personnes ayant un trouble de la thyroïde, du foie ou des reins.
Ce que dit l'avis de l'ANSES (2024)
Saisie par la DGCCRF, l'Agence nationale de sécurité sanitaire a évalué les risques liés aux compléments contenant de l'ashwagandha. Ses principales conclusions :
- la composition des préparations (teneur en withanolides et en alcaloïdes) est très rarement documentée par les fabricants ;
- les effets indésirables observés sont surtout digestifs (diarrhées, vomissements) et cutanés, avec quelques cas d'hépatite et d'insuffisance rénale ;
- les données toxicologiques sont incomplètes ;
- l'agence recommande une meilleure standardisation des produits et un renforcement de la surveillance.
Qui ne doit pas en prendre
- Femmes enceintes ou allaitantes : la plante a un usage abortif traditionnel.
- Personnes ayant un trouble de la thyroïde : l'ashwagandha peut modifier les hormones thyroïdiennes.
- Personnes ayant une maladie du foie ou des reins.
- Moins de 18 ans : les produits la déconseillent généralement.
Les fabricants ajoutent souvent d'autres mises en garde : troubles cardiaques, hyperandrogénie, maladies auto-immunes, ou prise de médicaments sédatifs.
Interactions avec les médicaments
Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez :
- un traitement de la thyroïde ;
- des anxiolytiques, somnifères ou autres sédatifs (risque d'effet additif) ;
- des immunosuppresseurs ;
- un traitement du diabète ou de l'hypertension.
Les effets secondaires possibles
- Troubles digestifs : nausées, diarrhées, maux de ventre.
- Somnolence : évitez de conduire au début de la cure si vous y êtes sensible.
- Maux de tête.
- Très rarement, des atteintes du foie : arrêtez la cure et consultez en cas de fatigue inhabituelle, de jaunisse, d'urines foncées ou de démangeaisons.
Bien choisir pour limiter les risques
Privilégiez un extrait standardisé et identifié (KSM-66®, Sensoril®, Shoden®), à une dose proche de celle des études, avec des précautions d'emploi clairement affichées. Respectez la dose journalière et la durée de cure indiquées.
Questions fréquentes
L'ashwagandha est-elle interdite en France ?
Non. Elle est autorisée dans les compléments alimentaires en France, mais l'ANSES recommande des mises en garde pour certaines populations. D'autres pays ont pris des mesures plus restrictives.
Peut-on prendre de l'ashwagandha en continu ?
Les essais cliniques ne dépassent généralement pas 8 à 12 semaines. La plupart des fabricants conseillent des cures de 2 à 3 mois, suivies d'une pause.
L'ashwagandha peut-elle abîmer le foie ?
Des cas d'atteinte hépatique ont été rapportés, mais ils sont rares. Les personnes ayant déjà une maladie du foie ne devraient pas en prendre.